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Arrêt du tabac et poids : la fin des idées reçues.

Une idée reçue répandue est qu’arrêter de fumer fait grossir. FAUX! Même s’il existe des variations de poids, ce sont essentiellement les comportements alimentaires dit «de compensation» qui engendrent la potentielle prise de poids. Rassurez-vous ces «erreurs» alimentaires sont corrigibles et surtout évitables. Un repérage de celles-ci et un minimum de vigilance met tout ceci sous contrôle.

Faisons le point ensemble.

 

Il existe trois principales raisons à l’éventuelle prise de poids

  • La réhydratation: en effet, fumer entraîne un déssèchement quasi chronique de tout l’organisme. L’arrêt du tabac offre donc l’opportunité salvatrice pour nos tissus de se réhydrater d’où une prise de poids (sur la balance plus que visuellement). Observez votre peau et son élasticité retrouvée et ces quelques grammes supplémentaires ne feront pas le poids!!
  • La nicotine est bien entendu concernée dans la potentielle prise de poids. Cette substance , en effet, augmente les dépenses énergétiques du métabolisme de base et diminue l’appétit par son action sur les récepteurs cérébraux. L’arrêt du tabac peut donc favoriser une variation de poids, qui semble aller de paire avec le retour du pouvoir de nos papilles, qui nous redonne l’envie de manger de bonnes choses au goût redevenu savoureux!
  • Le grignotage: la bête noire! Il est une réponse compulsive aux états possibles d’anxiété générés par la perte d’un rituel «censé nous calmer»* et ne fera qu’accentuer les apports caloriques, d’autant plus que nos choix vont se porter sur le sucré, le gras de façon instinctive. Contrairement à certaines idées reçues, ce n’est donc pas l’arrêt du tabac qui fait grossir, mais les variations alimentaires qui en découlent. Rappelons surtout que 30% des nouveaux non-fumeurs ne prennent pas un gramme, prouvant que c’est possible ! Rassurant, non?!

 

marche nordiqueLe sport: une solution idéale?

La réponse à cette question assez courante doit être nuancée. Deux cas de figure se présentent :

  • vous êtes déjà sportif: le sport va donc continuer de vous apporter ses bienfaits, d’évacuer le stress, d’améliorer votre capacité à gérer la sensation de manque et surtout maintenir une dépense énergétique propre à réguler le poids. Les capacités respiratoires et les performances globales vont dans les semaines suivant le sevrage s’améliorer de façon significative. Néanmoins, la tentation sera sans doute d’intensifier l’activité ; attention, l’amélioration ne sera pas instantanée et une visite de contrôle chez votre médecin traitant s’impose.
  • Vous n’étiez pas sportif: c’est un choix intéressant de vous y mettre, mais ce n’est pas l’arrêt du tabac qui va vous rendre capable d’efforts physiques ni de vous le faire aimer. Vous retrouvez en situation d’effort permanent sans prendre de plaisir, cela pourrait avoir l’effet inverse de celui recherché! Néanmoins , si vous êtes motivés, il est sage de vous soumettre à un test d’effort pour éviter les incidents. Il existe cependant une solution plus accessible. Plutôt que du «sport», préférez l’activité physique douce telle que la marche, le vélo, la natation. Dans votre vie quotidienne, optez pour le vélo au lieu de la voiture, l’escalier au lieu de l’ascenseur, et par exemple, garez-vous un peu plus loin du lieu où vous rendez pour marcher un peu plus.

IMGP3893Et pour les repas, comment s’y prendre?

  • Petits-déjeuners: ils doivent être le plus complets possibles, c’est à dire associer une boisson (thé, café, chicorée…), un produit laitier, une ou deux tranches de pain (préférez les semi-complets, ou mieux faits maison, en évitant les pains industriels type pain de mie), un fruits frais (fibre) ou bien un jus de fruit sans sucres ajoutés, un peu de beurre, de confiture ou de miel en quantité raisonnable. Pourquoi pas une tranche de jambon sans gras ou un peu de fromage, pour les adeptes du salé.
  • Déjeuners: pour les repas à l’extérieur, évitez la restauration et préférez un sandwich équilibré ou une salade simple (le mieux étant de vous la préparer à la maison).Sinon chaque repas doit comporter un apport en protéines (viande blanche, poisson, œuf ou légumineuses comme les lentilles par exemple)et des légumes; 1 fois par jour , vous ajouterez des féculents (pomme de terre, pain, riz, pâtes,que vous privilégierez semi-complet). Il n’y a aucun intérêt à augmenter les apports protidiques, ni de vous interdire les féculents , bien placés pour induire la satiétéDîners: privilégiez les salades et les soupes de légumes, le fromage blanc. A partir de 18h, les aliments sont stockés: si vous mangez trop gras ou trop sucré, vous aurez tendance à grossir.
  • Les en-cas: pour éviter d’arriver au repas affamé, prenez un en-cas à base de fruits frais vers 17h-18h (selon l’heure du dîner).

Attention, ne prenez pas de fruits en fin de repas, vous risquez les ballonnements dûs à la digestion ralentie de ceux-ci. Rien de plus décourageant de se retrouver avec un ventre un peu trop gonflé!

 

Une envie, une fringale, pas de panique!

Boire peut tout simplement suffire à couper une faim naissante. Buvez de l’eau «nature» à volonté. Ayez le réflexe d’avoir toujours une bouteille à portée de la main. Si vous l’aimez, vous pouvez y ajouter le jus d’un citron. Ce dernier n’est pas acide pour l’estomac et constitue un atout pour la régulation du poids. Certaines tisanes apportent, en plus de l’eau qu’elles contiennent, des propriétés relaxantes( verveine, tilleul, valériane); vous les choisirez bio de préférence. Les boissons chaudes comme le bouillon léger procurent rapidement une sensation de satiété. N’abusez pas de café ni de thé, car ce sont des excitants dont vous n’avez pas besoin!

Apprenez à repérer les sucres (et les graisses) cachés: le sirop des fruits en conserves (il en existe au jus), les boissons type soda, les eaux aromatisées, les plats cuisinés,les biscuits allégés qui sont parfois des pièges; habituez-vous à lire les étiquettes qui sont assez claires grâce au tableau de répartition des composants.

Les amis: le fromage blanc, les yaourts natures (maîtrisez ainsi le sucre que vous y ajoutez), les fruits( pomme et poire en vedette mais sachez qu’un fruit, quel qu’il soit vaut mieux que n’importe quoi d’autre!).

De façon générale, évitez autant que possible les choses toutes faites et les produits transformés: restons simple pour être efficace. Agrémenter soi-même des produits bruts nous assure du contenu de notre assiette et son impact sur notre poids.De la même façon, déshabituez-vous du sucre, progressivement: cela peut paraître complexe, surtout si on est «bec sucré» mais c’est possible; des outils comme l’EFT**, par exemple, permettent de gérer nos émotions souvent à l’origine de nos grignotages. Les effets seront visibles, non seulement sur la balance, mais aussi sur votre peau.

 

bouteille-d-eau-en-verre-borosilicate-vatiriQuelques règles à garder en mémoire

  • Faites imperativement 4 repas équilibrés par jour (nos journées sont souvent longues, la collation est indispensable) et adaptez en fonctions des situations: ne culpabilisez pas d’un resto mais pensez à rééquilibrer par la suite, sans éliminer un repas pour autant: ça ne ferait que dérégler votre métabolisme.
  • Buvez régulièrement: eau prioritairement, tisanes…cela constitue un atout minceur !
  • Limiter les sucreries, préférez un yaourt, un fruit, mais attention ne vous interdisez pas tout, restez juste raisonnable, car il faut savoir se ménager des petits plaisirs pour durer !
  • Restez actif le plus possible ; augmenter progressivement votre activité physique quotidienne.
  • En cas de difficulté, n’hésitez pas à vous rapprocher d’un thérapeute, d’un groupe de soutien proposant relaxation, échange, ou gestion des émotions ! Ne pas être seul, se sentir soutenu dans sa démarche est souvent porteur et peut même accélérer le processus.

 

Tous ces conseils sont «de bons sens» et ont surtout pour but d’équilibrer votre alimentation. Les bienfaits d’une bonne hygiène de vie soutiennent votre démarche de non-fumeur mais vont aussi accompagner votre vie dans son ensemble, et, à long terme, vous apporter une meilleure santé et un moral résistant.

 

«Ne désespérez jamais ; chaque pas vers l’arrêt du tabac est un pas de gagné»

 poisson sautant dans autre bocal

Nathalie Devos

Mars 2014 – wwwdevenirnonfumeur.fr

 

*la nicotine, en effet, loin de procurer la détente espérée , est un excitant.CQFD

**EFT Emotional Freedom Technic (Technique de libération des émotions) est une technique de gestion des émotions mises au point par Gary Craig, basée sur la verbalisation et un travail sur le circuit énergétique, de façon simultanée.

Le tabagisme passif

20130515_tabagismePassif

1.  Qu’est-ce que le tabagisme passif ?

Le tabagisme passif consiste à inhaler, de manière involontaire la fumée dégagée par un ou plusieurs fumeurs.

2.  Pourquoi le tabagisme passif est-il toxique ?

La fumée de tabac contient plus de 4000 substances chimiques parmi lesquelles la nicotine, des irritants, des produits toxiques (monoxyde de carbone…) et plus de 50 cancérogènes (substances qui peuvent provoquer ou favoriser l’apparition de cancer). La fumée est extrêmement nocive pour le fumeur mais elle l’est également pour le non-fumeur. Le fumeur passif respire la fumée répandue dans l’atmosphère. Cette fumée provient du courant qui s’échappe directement d’une cigarette, d’une pipe ou d’un cigare. Or le courant secondaire de cigarette est plus toxique que la fumée inhalée directement par le fumeur. Selon l’Académie de Médecine, la fumée de tabac constitue « la source la plus dangereuse de pollution de l’air domestique, en raison de sa concentration élevée en produits toxiques mais aussi parce que l’on y est exposé à tout âge et pendant des périodes beaucoup plus longues que celles où l’on subit une pollution

3.  Quels sont les risques du tabagisme passif ?

Au-delà de la gêne occasionnée, le tabagisme passif aggrave des pathologies existantes et en crée de nouvelles. Les risques demeurent certes moins importants que chez le fumeur actif, mais les conséquences pour la santé sont réelles. Ces risques augmentent avec la durée et l’intensité de l’exposition. En France, on estime même que quelques milliers de non-fumeurs meurent prématurément chaque année de maladies provoquées par le tabagisme passif.

Effets sur le fœtus

En cas de tabagisme actif de la femme enceinte : – Augmentation du risque de fausse couche, de grossesse extra-utérine et d’accouchement prématuré – Retard sur le développement du fœtus – Plus petit poids du bébé à la naissance

En cas de tabagisme passif subi par la femme enceinte : – Le tabagisme passif subi par les femmes enceintes non-fumeuses dont le conjoint fume a un effet mesurable sur l’enfant, bien que moins important.

Effets sur le jeune enfant

Fumer en présence d’un enfant entraîne : – Une irritation des yeux, du nez et de la gorge – Une fréquence accrue des rhinopharyngites et des otites – Un plus grand risque de crises d’asthme et d’infections respiratoires telles que la pneumonie et la bronchite – Une faible mais significative diminution du développement du poumon – Une augmentation des risques de mort subite chez le nourrisson

Effets sur l’adulte

Cancer des sinus de la face : le tabagisme passif fait plus que doubler ce risque – Accidents vasculaires cérébraux : le tabagisme passif altère les parois des artères et double le risque d’accident vasculaire cérébral. – Cancer du poumon : le risque de développer un cancer du poumon chez un non-fumeur est augmenté de 25% si son conjoint fume – Accidents cardiaques : l’exposition à la fumée de cigarette augmente de 50% le risque d’avoir une crise cardiaque.

http://www.tabac-info-service.fr/